Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /Mars /2009 21:22

Nous arrivons le 29 janvier dans la réserve de Fernando de Noronha au nord est de Récife. Enfin des eaux claires au mouillage !!!! Dès le premier matin, une colonie de dauphins s'amuse autour des bateaux, au moins deux cents spécimens. L'île est très surveillée par l'Ibama, l'organisme brésilien en charge de la protection de la faune et de la flore. Toute infraction est sévèrement sanctionnée, par exemple il est interdit de se baigner au mouillage lorsque les dauphins sont là, de même la plongée est interdite sauf accompagné par les clubs de plongée locaux. Aussitôt nous nous inscrivons au club de plongée pour passer notre PADI qui permet d'être théoriquement autonome à moins de 20 mètres. Maxime et moi avons donc six plongées au programme et Morgane un baptême. La faune est impressionnante, tortues, barracudas, poissons perroquet, chirurgiens, murènes, requins dormeur,pagres, .....Dans cette eau claire c'est fantastique !!!
Cécile de son côté loue un buggy, seul moyen de locomotion pouvant emprunter les chemins d'accès aux plages superbes.
La vie est paisible à Fernando et des concerts de Forro animent les soirées dans les bars.
Nous sommes triste de quitter Fernando de noronha après seulement cinq jours d'escale.


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Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /Mars /2009 22:20

Nous arrivons à Joao Pessoa, ou plus exactement à Jacaré Village, le 20 janvier 2009 après avoir parcourus 450 miles au près. Cette marina très abitée est dans le rio Paraiba entre Joao Pessoa et Cabedelo à l'embouchure, elle est tenue par deux français Philippe et Francis, ce qui explique le nombre de bateau français amarrés dont certains en hivernage. Une petite piscine agrémente l'escale pour les enfants. Une location de voiture nous permet de découvrir les plages au sud et notamment la Praia de Coqueirinho pour apprécier la baignade et un déjeuner sur la plage. Le soir, Joao Pessoa, une grande avenue le long de la plage de Tambaù accueille restaurants et bars, les brésiliens se promènent sur le bord de mer. Pour nous, le dîner sera "glace au kilo", ici les glaciers aux multiples parfums vendent les glaces aux kilo après les avoir constituées soi-même.
Le soir au mouillage de Jacaré Village, vers 17h30 à la tombée de la nuit, la musique du Boléro de Ravel s'entend fortement, surprenant au brésil et tous les soirs à la même heure. En fait il s'agit d'une histoire vieille de vingt ans, où un plaisancier aurait laissé une cassette audio du Boléro au restaurant de l'époque et celui-ci passait la cassette tous les soirs au soleil couchant et maintenant les restaurants se sont multipliés, les boutiques souvenirs aussi et les cars de touristes affluent tous les soirs. La cassette s'est transformée en barque navigant devant les restaurants avec un saxophoniste jouant le Boléro. Comment faire des affaires au Brésil !!!
Lors d'une excursion, nous sommes allés voir les lamantins dans une réserve indienne, gros mammifère plus gros que le dauphin, ils sont menacés d'extinction. Nous verrons quelques spécimens en captivité en attendant leur réintégration en milieu naturel. Nous avons pris une pirogue pour les voir avec un aller à la pagaie et un retour à la voile.

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Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /Mars /2009 21:17

Au Cap Vert nous avions l'impression d'être baigné dans la musique, à Salvador de Bahia, c'est puissance 100. La musique est partout, dans les boutiques, les taxis, la rue, les chantiers de travaux publics, les marchés,...., partout de jour comme de nuit. Depuis la Marinas où nous sommes amarrés nous entendons tous les soirs les concerts en ville.
Les contrastes sont énormes ici, il y a une ambiance de fête permanente, comme un entrainement annuel en attendant le carnaval et une insécurité mise en valeur par la présence policière avec ses gilets pare-balles et ses fusils à pompes.  Cette présence n'empêche d'ailleurs pas les vols et les agressions, dès que l'on quitte les rues principales ou si l'on montre quelque signe extérieur (montre, sac, collier). Yannick en a d'ailleurs fait l'expérience avec sa chaine autour du coup, dérobée en une fraction de seconde.
Avec ses 2.4 millions d'habitants Salvador de Bahia est la capitale de l'Etat de Bahia. Elle possède un centre historique où l'architecture coloniale domine, la plupart des batisses étant rénovées et peintes avec de vives couleurs. Ses rues pavées sont rarement désertes, surtout la nuit. Le centre ville se divise en une Cidade Alta (ville haute) et une Cidade Baïxa (ville basse) relié entre elles par des rues escarpées, les ladeiras, mais aussi un ascenseur, l'Elevator Lacerda (0.25 réals la montée ou la descente = 0.08 €). Le coeur historique de la ville haute est le Pelourinho qui constitue également le centre touristique et celui de la vie nocturne. La ville basse inclue le centre commercial et financier, le terminal des ferries et le port. A l'extrémité de la péninsule, le riche quartier de barra abrite un phare et une plage populaire. Pendant notre séjour, nous assisterons à Lavagem do Bonfim (2ème jeudi de janvier), il s'agit de la plus grande fête de Salvador après le carnaval. Le matin, des bahiannaises portent des paniers de fleurs sur 6 kms, ces femmes vêtues de blanc portant le costume traditionnel et dont le coup est orné de nombreux colliers. La procession est suivie par des chars musicaux représentant les partis politiques, les syndicats, le tout finissant par une fête bruyante et animée jusque tard dans la nuit.
Nous profitons de l'escale de Salvador pour visiter la bair de tous les Saints pendant 10 jours avec deux autres bateaux du rallye Lou et Nicia II. Nous commençons notre parcours par l'Ilha do Frade au nord et l'Ilha Bom Jesus, nous découvrons un grand contraste entre de beaux paysages verdoyants avec ses mangroves et de l'autre une grande raffinerie au fond de la baie où les tankers ont du mal à manoeuvrer. Après une nuit nous redescendons vers l'Ilha d'Itaparica et après plusieurs mouillages nous restons quatre jours sur l'Ilha do Cal pour y passer le nouvel an. L'île est deserte et nous pouvons donc organiser notre réveillon sur la plage avec un grand feu pour le plus grand plaisir des enfants. Le 3 janvier, nous allons vers Moro de Sao paulo sur l'Ilha Tinhare, ce petit village sans voiture aux rues sablonneuses est un haut lieu touristique avec ses plages , ses bars et ses boutiques ; de nombreuses vedettes relient Salvador de Bahia. Compte tenu que la côte au vent est impraticable pour mouiller le bateau, nous nous engageons dans le rio vers Caïru, petit village loin de tout où nous sommes accueillis par des enfants qui nous aident instantannément à transporter de l'eau douce généreusement offerte par la poussada (hotel/restaurant). En contre partie nous déjeunerons chez cette vieille dame, patrone de la poussada. Nous continuons notre parcours vers le rio Inferno où les bateaux de plaisance se font rares à cause du faible tirant d'eau. Nous serons finalement bloqué à l'entrée du rio dans des bancs de vase. Après avoir mouillé les bateaux, la descente du rio Inferno en annexe sera moins périlleuse malgré quelques échouages pour rejoindre l'embouchure avec ses eaux claires et sablonneuses.
Après dix jours de vagabondages, nous retrouvons Salvador de Bahia pour préparer le départ vers Joa Pessoa. Sur le retour , les apprentis pêcheurs progressent, nous avons pris un tazard de 10 kg pour quelques futurs repas.

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Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /Mars /2009 20:47
L'arrivée au Cap Vert est particulière puisque nous arrivons avec une voie d'eau sur la coque babord. A 50 miles de mindelo, la cadène babord du bout dehors s'est arrachée, créant un trou dans le caisson avant babord. Obstrué avec de la mousse expansive nous sommes arrivés sans risque à la Marina de Mindelo et celle-ci nous accueille chaleureusement. Mindelo est la deuxième ville de l'archipel du Cap Vert et se situe sur l'île de Sao Vicente. Lîle a été découverte le 22 janvier 1462, le jour de la Saint Vincent, d'où son nom. Inapropriée pour l'agriculture l'île est restée en grande partie inhabitée jusqu'en 1838, date à laquelle une station de ravitaillement en charbon pour les premiers vapeurs transatlantiques fût établie à Mindelo. A cette même époque, la ville devint également un centre névralgique pour la pose des cables transatlantiques. A peine débarqués, nous sentons l'atmosphère musicale, dans de nombreux bars le week end des groupes nous inondent de musiques capverdiennes avec un sourire permanent. Le marché aux poissons offrent de beaux spécimens de thons, tazards et baracudas. Le marché aux légumes et aux fruits réveille tous nos sens !
Notre première chasse sous marine sera sur une épave de l'autre côté de la baie de Mindelo. Une première pour  Maxime qui a adoré et tiré son premier poisson perroquet. La pêche a été fructueuse avec des perroquets, des balistes et une raie armée de 20 kg qui ne pourra pas être mangé, sa chaire était trop ferme. Aucun requin n'aura été vu pendant cette plongée.
Compte tenu des réparations à bord de Sualiga, nous n'avons pas pu visiter les îles voisines, dommage !!!! On reviendra un jour dans ce beau pays aux habitants si symphatiques et souriants.
Pendant un semaine, la cousine nous a rendu visite à bord, c'était le cadeau de ses 60 ans. Qui parle d'un cadeau à bord d'un voilier avec une famille de trois enfants !!! Plaisanterie mise à part, on a passé une très agréable semaine avec deux ballades sur l'île de Sao Vicente, des restaurants et de la musique......

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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 21:02
Vous verrez dans l'album photos de Dakar de nombreux animaux, des 6/6, un lac:  c'est une excursion dont j'ai oublié de parler, faite à 7 avec Evelyne et Pierrette, la veille de leur départ; un bus nous a conduit le matin au lac Rose situé à l'est de la ville de St Louis ( au nord de Dakar). Nous en avons fait le tour avec des camions 6/6 et avons terminé la matinée sur les dunes où arrivaient les vehicules du Paris-Dakar il y a quelques années, à faire les fous avec ces gros engins, à monter et descendre dans les dunes de sable: sensations fortes garanties!!
Aprés un dejeuner avec cuisine locale et percussions, nous sommes repartis vers le sud visiter la reserve de Bandia, vaste etendue de savane où nous avons observé de fantastiques animaux. Inoubliable, surtout pour les enfants....

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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 20:54
Trop paniquée par le fait que l'article ecrit ne soit tout simplement suprimé avant d'etre publié, j'ai omis de signaler un fait très important aux lecteurs de ce blog: "pendant que les filles etaient chez le coiffeur"ai-je dit en parlant de Morgane et de moi-même, Evelyne et Pierrette se sont fait un honneur de realiser pour le carré de Sualiga de superbes housses que je devais confectionner depuis 6 mois au moins!!!
Tout a été réalisé en 48 heures, par des petites mains expertes... Nous sommes assis tous les jours sur ces oeuvres d'art, faites au sur mesure et en remercions sincerement les réalisatrices!!

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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 19:27

Départ le 24.10 à 16h30 de Santa Cruz de Tenerife pour voguer vers l'afrique. La mer n'est pas gentille avec nous, malgré les vents portants car les faibles distances entre les iles créent de nombreux" courants d'air" qui chahutent le pauvre Sualiga, ainsi que son equipage. La première nuit se passe même en raccourcissant nos quarts de 4 heures habituelles à 2 heures car le pilote automatique decroche trés souvent et nous barrons donc toute la nuit , ce qui ne nous est pas arrivé depuis longtemps et est fatiguant!!
Un problème d'entrée d'eau dans les cales babord nous inquietent car la pompe evacue environ 5l par heure; nous prevenons les autres participants et recevons beaucoup de messages d'encouragement qui nous permettent de prendre les choses avec moins d'inquiétude. Le debit d'eau ne s'accentuant pas , nous pompons regulierement en attendant de pouvoir réparer.
Nous arrivons en vue de Dakar le 29.10 en fin d'aprés-midi:  voir la terre rouge se decouper à l'horizon , savoir que nous sommes arrivés aussi loin, sur cet autre continent si different du notre, est source de grandes emotions interieures. De plus, nous sommes étonnés par des odeurs épicées qui nous atteignent alors que nous sommes encore loin du rivage....
Le mouillage prévu par le Rallye se trouve devant l'hotel Sofitel Teranga , qui met à notre disposition son restaurant, sa piscine et ses sanitaires pendant notre séjour; nous debarquons donc dans ce luxueux hotel et nous rendons trés vite compte du monde qui separe cet etablissement , du vrai Dakar que nous partons explorer le lendemain de notre arrivée. Comme nous le disent eux même les dakarois que nous croisons, cette ville est un vrai "chaos" organisé: au prime abord, tout semble etre désordonné, impossible à comprendre pour nos mentalités d'européens, mais les jours passant, on perçoit peu à peu qui fait quoi, comment les femmes achetent des objets qu'elles revendent au marchandage ambulant, comment chaque petit objet, jeté aux ordures dans notre socièté de consommation, est ici desossé, décortiquè, recyclé...

Nous avons le plaisir d'aller chercher Evelyne et Pierrette à l'aéroport: elles vont passer 15 jours avec nous et faire la navigation sur le Siné Saloum.
Nous décidons à l'unisson de visiter l'île de Gorée avant de repartir vers le sud; cette île est bien connue comme etant un des grands points de départ des bateaux remplis d'esclaves partant travailler en Amérique du Sud. Nous visitons la maison des esclaves: c'est très riche en emotion et nous essayons de ne pas culpabiliser de ces siècles d'exploitation!!! Notre guide nous conduit à travers les petits chemins pour decouvrir le reste de l'ile; nous admirons le travail d'artisants faisant des tableaux avec des sables de plusieurs couleurs.
Nous pouvons reparer le bateau sans le sortir de l'eau car nous decouvrons un trou 2 cms au dessus de la ligne de flottaison ; au calme et sans clapot, l'eau n'entre plus dans la cale; nous vidons tous les coffres, faisons tout secher et Yannick bouche l'orifice , aidé d'un participant au Rallye, ancien loueur de bateau Catana, qui connait ces bateaux comme sa poche et nous conseille parfaitement pour la réparation. Quand Yannick montre le trou aux autochtones, demandant s'ils comprennent ce qui a pu faire un orifice aussi regulier, circulaire et profond à la coque, ils evoquent une "attaque "par un rostre d'espadon!!! Nous adorons cette version et ne cherchons pas d'autres explications!!!

Le 06.11, nous quittons Dakar aux aurores pour rejoindre en une journée, au moteur, l'estuaire du Sine Saloum situé plus au sud. Nous passons la première nuit au mouillage devant Djifféré, petit village de pêcheur. L'accueil des habitants nous semble "frais" et nous le comprenons car 24 bateaux de la taille des notres arrivant dans ces contrées ou la vie est certainement difficile, nous semble presque indecent!!
Le 07.11, nous remontons le fleuve, en fil indienne et toujours au moteur pour Foundiougne, autre village de pêcheurs: l'accueil y sera plus chaleureux et nous rencontrons Félicien le piroguier avec lequel nous prevoyons un circuit dans la mangrove; quel bonheur de glisser dans les bolongs, presque seuls au monde ( nous sommes partis sans le groupe et ne sommes que nous 7 et un autre couple ), à observer les pelicans dans les arbres, à decouvrir les crabes cachés dans la vase et les huitres qui se developpent sur les racines de paletuviers . Félicien nous depose quelques minutes sur une plage ou se trouve un village minuscule de pêcheur, spécialisé dans le fumage de poissons: malheureusement, le village est vide car les Ganéens qui font cette activité sont repartis au pays car ce n'est pas la saison de pêche.
Le 09.11, nous mouillons devant le camp d'Hakuna Matata, nom familier à nos chères oreilles françaises connaissant le film du roi Lion; ici, il sagit d'une sorte de campement avec des cabanes assez sommaires û des français férus de pêche viennent passer quelques jours de repos, loin de tout bruit et de toute civilisation; nous y participerons à une fête d'anniversaire où un groupe traditionnel est venu danser et jouer des percussions; soirée un peu arrosée par la mamitaine, mais qui ne fait jamais d'excès???!!!!
Le 12.11, nous repartons pour Dakar: nous avons les pleins d'eau, les lessives, l'avitaillement à faire avant la traversée pour les îles du Cap Vert; nous profitons un peu de la piscine de l'hotel Teranga, allons entre filles chez le coiffeur ( quel luxe de se faire faire un shampoing avec 40 litres d'eau au rinçage!!!), dinons le soir au resto grace à la générosité de nos deux hôtes!!
Aprés avoir déposé Evelyne et Pierrette à l'hotel dans la soirée, nous levons l'ancre le 16.11 au matin pour une nouvelle traversée... à 6 cette fois, car nous avons décidé d'embarquer une jeune française rencontrée aux canaries, Charlotte: elle est arrivée à Dakar sur un autre bateau, et cherche à poursuivre le voyage avec le rallye ; cette equipière nous permettra de partager les quarts en 3 parties, ce qui sera plus confortable car je commence à fatiguer, à avoir plus souvent mal au dos et me sens moins capable d'assumer ces navigations à deux.


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Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /Jan /2009 18:20
Nous sommes arrivés le 21 octobre 2008 à Santa Cruz après trois jours de mer depuis Madère. Ténérife est la plus grande île de l'archipel avec une population de 680000 habitants. Le point culminant de l'Espagne, le Teide (3717 mètres), un gigantesque cône volcanique au sommet souvent enneigé, se trouve sur son territoire.
La chaine de montagne qui court d'est en ouest est à l'origine d'une énorme différence climatique entre le nord et le sud de l'île. les vents chargés d'humidité sont stoppés par la façade nord des montagnes provoquant d'importantes chutes de pluies et créant un climat humide et tempéré. Il y a trois villes principales dans la parties nord de l'île. La capitale, santa cruz  avec de larges rues bordées d'arbres ; la Laguna l'ancienne capitale qui date du XVI ème siècle se caractérise par des rues étroites, ses églises et ses monastères ; et Puerto de la Cruz qui a longtemps été une importante ville touristique.
Les quatre jours d'escale dans la Marina del Atlantico (Darsena de los llanos) à santa Cruz se sont écoulés très rapidement entre les cours du Cned (3 jours d'évaluation), les travaux sur le bateau et l'avitaillement. Nous sommes allés néanmoins voir le Teide avec ses plaines de sable et de lave où fut tourné une partie du film Star Wars.

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Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /Déc /2008 15:20
Quatre jours et quatre nuits.....le plus long de nos periples pour l instant soit 450 miles nautiques ( 900 kms) pour atteindre la Marina Quinta de Lorde à Madère. Quel bonheur de revoir la terre!!!!!!
Donc, arrivée à quai le 26 septembre 2008 vers 8h00 du matin: nous joignons par telephone Michel et Jacqueline, qui ont passé leur première nuit maderienne à l hotel, à défaut d'une arrivée de leurs hôtes le bon jour: quelle honte!!!! Nous nous sommes trompés de date!! Avis aux prochains visiteurs de Sualiga: n hésitez pas à nous rappeler plusieurs fois de suite vos jours et heures d'arrivée car nous prenons la fâcheuse tendance de ne pas voir les jours passer, malgré les croix consciencieusement cochées sur le calendrier breton scotché dans le carré!
Nous louons une voiture et allons chercher nos premiers invités à Machico, ville de moyenne importance située à une dizaine de kms .
La marina est, en effet, assez isolée, située au sue-est de Madère, le long d'une cote volcanique noire et très découpée. La falaise est si abrupte le long du quai que l'on redouterait presque les éboulements!!
Nous organisons la journée avec les cours du CNED le matin ( sous la surveillance discrète de nos deux profs de science préférés) puis partons en excursion tous les aprés-midi.
Nous visitons Funchal, la capitale, avec son "Story Center" qui retrace l histoire de Madère: sa découverte bien avant le XVe siècle, malgré les descriptions du Portugal: en effet, l île est connue depuis le II ème s après JC ( le géographe Ptolémée l' avait déjà signalée sur ses cartes) et les Maures y séjournaient déjà vers le XII eme siècle.
Les Portugais la conquièrent donc au XV ème s et y introduisent la culture de la banane, de la canne à sucre et de la vigne. L'île, grâce à ses sommets, arrête les nuages de l' Atlantique et recueille assez d'eau en altitude. Pour amener cette eau jusqu'aus cultures, les madériens vont construire un réseau impressionnant de canaux d'irrigation " les Levadas", qui sillonnent toute l'île et constituent autant de kms de sentier de randonnée.
Un autre jour, nous faisons une belle marche le long de la presqu'île de Sao Lourenço: le sentier est trèe bien balisé, avec des marches en pierre quand la pente est trop importante et des filins dacier pour les passages surplombant la mer.
Le tour de Madère en voiture nous permet , en une journée, d'apprécier la diversité du paysage, avec une végétation abondante, verte et une atmosphère légèrement humide au nord-ouest alors que le sud, où se trouve la marina , est sec et aride. Nous découvrons aussi les piscines naturelles de Porto Moniz, points d'eau constitués de rochers disposés de telle façon qu'ils protègent le rivage des assauts des vagues de l'Atlantique et permettent la baignade. Les enfants ( les grands et les petits!) en profitent avec grande joie.
Presque tous les soirs, nous goùtons aux spécialités madèriennes: les "Espadas", brochettes de boeuf présentées sur une grande broche présenté verticalement sur un support, les diverses preparations à base de Bacalhau ( la morue ) encore très prisée ici, et diverses autres variérés de poissons, toutes aussi bonnes les unes que les autres.
Et le vendredi 03.12, nous reconduisont nos invités à l'avion; ce séjour avec Jacqueline et Michel s'est vraiment bien passé et nous en garderons un très bon souvenir.
En revenant de l'aéroport, Yannick se plaint d'une sensation de febrilité exacerbée ( il etait déjà "chaud" depuis 48h) et surtout il urine du sang: direction les urgences de Madère , où nous sommes très bien reçus, et resortons une heure plus tard avec diagnostic fait, ordonnance en poche sans avoir déboursé un centime ( vive la CEE et ses accords!!).Heureusement Yaya n'a "qu'une" infection urinaire et il evitera le toucher de prostate!!.
La deuxième semaine à Madère est donc plus soft avec du repos, du travail scolaire et peu de sorties car nous n'avons plus de voiture de location. Etant donné l'eloignement du reste de l'île, nous "craquons"la troisième semaine et relouons une voiture, grace à laquelle nous visiterons le Pico Ruivo, mont le plus elevé de Madère à 1862 m ( la balade, toujours très bien balisée, démarre au parking à 1592 m  c'est donc un peu moins difficile qu'il n'y parait!!). Cette periode est aussi dévolue à la rencontre des autres equipages, car la marina s'est peu à peu remplie de tous les participants du rallye des îles du soleil et nous retrouvons avec plaisir des personnes rencontrées rapidement en mai à la réunion de paris et que nous avions envie de connaître plus personnellement: les apéros se mutiplient d'un bateau à l'autre, une grande soirée est faite à la marina, avec folklore local, offerte par la mairie de Funchal, qui fête cette année ses 500 ans d'existence, depuis sa création par les Portugais.
Et le 18 octobre au matin, c'est le grand jour: le Rallye démarre officiellement et les 24 bateaux sortent à la suite de la marina Quinta do Lorde pour une première traversée en groupe de 250 miles nautiques.......

a bientôt pour la suite du voyage de la part des SUALIGA!

NB:désolés pour l'absence momentanée de photos jointes à cet article, mais celles que nous faisons sont trop précises (trop de pixels) et impossibles à envoyer avec le manque de vitesse du reseau!! Nous tentons de trouver une solution pour pallier ce probleme! Avis aux férus d'informatique qui savent diminuer le nombre de pixels des photos delivrées par leur appareil!!

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Mardi 14 octobre 2008 2 14 /10 /Oct /2008 16:50
Nous avons donc quitté Viana Do Castello sous le soleil en début d'aprés-midi le dimanche 14.09. La mer est sympa, la nav' agréable et apres une nuit de quart assez calme, nous arrivons à Cascais le lundi soir à 23h00.
Quelle surprise d'etre accueillis par le gardien de la marina, qui vient prendre nos amarres sur le ponton d'accueil , nous expliquer où sont les sanitaires avant de nous souhaiter une bonne premiere nuit dans cette ville. Il n'y a rien à dire: la réputation de cordialité des portugais n'est pas une legende et le port des bas sablons a beaucoup de travail à faire !!!!!
Nous explorons des le lendemain les alentours de la marina: il faut aller en centre ville à pied en 20 minutes, mais nous apprecions de faire un peu d'exercice apres les jours passés à bord, et personne ne grogne.
La ville ressemble à un village du sud de la france avec des petites ruelles pietonnes, des terrasses de bistrot ou de restaurants partout. Il est vrai que Cascaïs est considérée comme la banlieue chic de Lisbonne.
Nous rejoignons à plusieurs reprises la capitale en train pendant la semaine, car le guide vert Michelin que nous possedons nous conseille vivement certaines visites ( malgré le grand age de l'ouvrage: edition 1989, achetée lors de notre premier voyage de jeune couple, avec l'opel kadett!!!).
Lisbonne est vraiment une capitale chargée d'histoire, qui a conserver la mémoire de son passé maritime.
Les phéniciens y ont séjourné, puis les Maures du VIII siecle au XIIe siecle apres JC; à cette epoque, Sao Jorge, au prix de sa vie, reconquerit la ville qui redevient portugaise: nous visitons donc ce magnifique chateau médieval, aprés une ascension douloureuse ( car de plusieurs metres de denivellé!!) vers le site.Nous redescendons ensuite vers la cathedrale , puis le quartier "populaire" d'Alfama, vrai labyrinthe de ruelles tortueuses. Les maisons sont décorées de balcon en fer forgé et de panneaux d'Azuleros ( carreaux de faïence vernissés, typiques du portugal) . Nous achevons la journée au resto Lantasco recommandé par le guide du routard depuis 2001 ( dégustation de mérou delicieux, dans une cour interieure, à l'abri des regards, vraiment sympathique).

Pour notre autre journée de visite, nous avons choisi le quartier Ouest de Lisbonne, juste avant d'arriver au centre ville par le train. Nous parcourons le musée de la marine " Museu de Marinha", situé dans une aile de l'impressionnant "Mosterio dos Jeronimos", cloïtre du XVI siecle.
Nous apprenons la vie des grands navigateurs, et notamment de l'infant Henri, promoteur de la navigation astronomique qui a donné aux Portugais leur réputation de grands explorateurs . Nous admirons avant de reprendre le train, la surperbe tour de Belem, située à l'origine au milieu du Tage pôur proteger le fleuve des assauts ennemis, et qui se trouve à ce jour, au bord de l'eau, en raison d'une déviation du cours du fleuve!

Les autres activités de la semaine furent moins enrichissante culturellement mais tout aussi importantes: Finition de l'installation electrique du bord, afin d'avoir du 220 v permanent à bord pour recharger les PC, laver et repasser le linge accumulé depuis Le Crouesty, avancer les cours du CNED et finir les evaluations de Julien pour pouvoir les poster avant de partir ( Maxime et Morgane ont la chance de disposer de quelques jours supplémentaires!!).
Nous refaisons les pleins d'eau, de gasoil et décidons de partir directement vers Madère sans arret en Algarve comme prévu initialement car Michel et Jacqueline nous rejoingnent sur Madere le 26.09....
Nous quittons Cascaïs le 22 septembre 2008 à 11h30 dans un brouillard à couper au couteau, qui nous empeche même de distinguer les cargos ancrés dans l'embouchure du Tage!!!!

a bientot pour les news en provenance de Madere
les SUALIGA

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